mardi 12 février 2008

Assise sur la dune

Au fil des jours et des semaines,
j'arrachais un à un ses mystères au désert.
Je pouvais rester assis toute une journée devant une dune
et ne jamais assister au même spectacle.
Au cours des heures, elle bougeait, se parait de couleurs différentes.
Devant cet enchevêtrement de sable et de vent,
la vie prenait tout une autre dimension.
Mon corps n'existait plus.
Ma chair faisait la paix avec mon âme.
Je vivais le Sacré.

Mano Dayak

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